Reliure Muriel Gerhart | Canopées/Epaves
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Canopées/Epaves

Muriel Gerhart plie.

Elle se promène et se saisit des échappées dans lesquelles se perd le regard. Le mystère des canopées et la transparence des feuillages se reflètent à la surface des étendues d’eau, pour mieux s’y fondre et y sombrer. La photo fixe le trouble ; les clartés et les trouées s’y impriment.

Muriel Gerhart plie.

Elle assemble ces papiers imprimés en un rébus végétal dont le format la dépasse. A l’issue du combat d’avec le papier ; processus méthodique, lent, répétitif, la feuille-image se transforme en un nouveau paysage. Le pliage a fait exploser la forêt, dispersant l’impression au fil de ses lignes brisées.

Entre caché et dévoilé, entre saillances et creux, le pli articule l’ombre et la lumière ; et des crêtes aux vallées, le regard glisse et se promène dans le paysage de papier, retrouvant à se perdre dans un motif merveilleux.

Muriel Gerhart plie.

Elle tombe dans le paysage. Au sol, au bord du bassin, au niveau des feuilles. Des petits formats de papier sont pliés puis trempés dans la terre liquide. Au secret du feu, sorcière, elle met sa création à l’épreuve. Et si elle passe le rituel alchimique, l’œuvre de papier sera transmuée en une forme dure, mate, blanche, poussée à une vie céramique, à son propre destin, dans une autre fragilité.

Muriel Gerhart plie ;

une structure fragile.

Muriel Gerhart plie ;

elle plie et plie encore,

elle plie, mais ne rompt pas.

Texte accompagnant l’installation Canopées/Epaves, mai 2017, Maison des Arts de Schaerbeek

Date

18 mai 2016

Category

Papier